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  • Boha : facture actuelle

    10 Boha : facture actuelle
    Arcolan groupe en 2002 sur la grande scène de St Chartier lors des Rencontres internationales des maîtres sonneurs ; avec Jean-Pascal Leriche (bohas & flabutas), Jean-Pierre Lafitte (roseaux), Pascal Portejoie (percus), Dominique Regef (vielles) et Philippe Rigal (chant). Crédit photo : Jean-Luc Matte (c) Boha (prononcer "bouho"), de l'Occitan "buffa", "boha" en Gascon : "souffle", est l'appellation actuelle la plus courante de la cornemuse des Landes de Gascogne. Elle fait partie de la grande famille des cornemuses qui compte plus d’une dizaine de modèles différents originaires de différentes régions de France et plus d'une centaine de types dans le Monde entier. D'une organologie unique sur le territoire de la France, elle pourrait être apparentée aux cornemuses d’Europe de l’Est telles que les Dudas (Dudy) hongroises, croates ou slovaques. A notre connaissance, les anciens bohaires sonnaient exclusivement des pihets à 5 trous de jeu (dessus) et un dessous, anches roseau idoglottes ou lamelles rapportées, de tonalités plutôt aigues (toniques au dessus du LA 440 Hz) comme sur cet enregistrement de 1939  sonné par Jeanty Benquet : Actuellement les perces et les registres se sont diversifiés. Les modèles présentés ici sont mes repliques ou interprétations de modèles anciens ou le résultat de mon travail de créations originales telles les Bohas graves ou les Bohas polyphoniques types Bohalbokas.   Rondeau - Trad&Rock - (Trad arr. JPL)            A Solelh Levant  - Boha et orgue - (JPL)      Boha en Sol Basse - (création JPL)             Ecouter le SON des autres pihets   Doigtés :   boha en Sol 5 trous  -  boha en Sol 6 trous  -  Tonalités des instruments Pour retrouver ce site sans pub cliquez sur ARCOLAN
  • Boha : copies de pihets anciens

    15 Boha : copies de pihets anciens
       Voir aussi Bohas & Bohaires anciens La Boha (prononcer "bouho"), de l'occitan buffar ou bohar en gascon : "souffler", cornemuse de Gascogne se compose de quatre parties : la poche (la saca) en cuir avec le porte vent (bohet) et la souche dans laquelle vient se loger le pihet (partie sonore de l'instrument), lui même portant en son extrémité le brunidèr, petite pièce de bois servant à accorder le bourdon. CLIQUER ici pour avoir un aperçu de ma technique de FACTURE d'une copie du pihet ancien JEAN-GERMAIN LESTAGE Ces 13 copies / interpretations ont été réalisées au 1/10mm prés à des fins d'étude dans mon atelier entre 2007 et 2013, d'aprés mes observations ou mes plans des pihets originaux ou bien de photos ou de relevés faits par Jacques Baudoin, Patrick Burbaud ou Bernard Desblancs. Ces pihets, comme les originaux, sont en bois de buis, exceptés le pihet "Lestage", qui est en robinier (faux acacia) ainsi que le pihet Mondineu.2 sans doute taillé dans une essence de cormier (copie 2a) ou bien en bois de cerisier (copie 2b). Les anciens sonneurs accordaient parfois leurs bohas en rebouchant les (gros) trous de jeux à la cire d'abeille ; ne pouvant évaluer ces retouches, je me suis cantonné à sonner ces pihets (anchés roseau) pour évaluation, sans aucun apport de cire (hors la fente d'accord), en tentant seulement de trouver des cohérences d'accordage autour des consonances "tonique / quinte" et "tonique / octave". Les gammes en écoute ici sont résolument non tempérées et recèlent donc parfois des dissonnances marquantes... Benquet           Blanchard          Cabanac           Claouriot           Dardey             Dupin                Lestage             Mivielle              Mondineu.1       Mondineu.2a      Mondineu.2b      Mondineu.3        Mougnères         Padèra              St Martin          J’étais une enfant unique ! Mon père m’avait taillée dans un troç de bois récupéré chez le menuisier au bourg. Paysan-métayer de son état et donc sachant tout faire, il m’avait façonnée de mémoire après avoir longuement observé une de mes sœurs qui sonnait lors d’un mariage dans les quartiers. Comme elle, il m’avait parée d’étain et de corne, mais aussi gravée et incrustée de cires de couleur, celles dont on scelle les barriques de vin au chai. Jeune, j’étais vraiment magnifique ! Vêtue d’une peau d’agneau retournée enduite de miel, donnée par un berger de la Lana-Nauta, je gonflais fièrement le torse. Avec le temps, mon père qui jouait déjà de la flabuta, avait su m’apprivoiser ; il savait me régler à sa guise et faisait vibrer sans pareil mes anches taillées dans des roseaux de l’étang. Ma face à 5 trous lui suffisait amplement pour faire danser son monde et mon bourdon à deux notes scandait joyeusement les rondeaux et congos des festivités locales. Depuis des années j’étais sa seule et unique compagne ! La Grande-Guerre survint et mon père, qui, à l’heure du départ, m’avait cachée sur une poutre du grenier, n’en revint jamais. Triste et oubliée de tous, je restais là longtemps à me languir… ma peau se rida puis durcit et ma voix, qui s’était tue depuis des années, disparue complètement avec l’arrivée d’insectes qui dévorèrent sans pitié mes anches : je sombrais alors dans une longue et profonde léthargie… Un jour des bruits me sortirent de ma torpeur : la maison ou j’étais née s’était vendue ; les nouveaux propriétaires, un couple de « gens de la ville » entreprirent de la vider de toutes ses vieilleries, objets rouillés, dépareillés, fripes hors d’âge. Me découvrant par hasard, perchée sur ma poutre et me prenant pour un « drôle de flûtiau », ils en oublièrent mon brunidèr et laissèrent tomber fortuitement mon bohet, qui disparut aussitôt dans la poussière…je fus finalement vendue pour une bouchée de pain lors du vide grenier du village. Mon nouveau propriétaire, que je n’avais pourtant jamais vu, semblait bien me connaître : il prenait grand soin de moi, m’étudiait sous tous les angles, me photographiait et me montrait joyeusement à ses amis. Un jour, il essaya même de me faire sonner après m'avoir dotée de nouvelles anches, qui ne me convenaient d’ailleurs absolument pas. La matière dont elles étaient faites m’était inconnue. « Carbone sur plexi, super puissant et très fiable ! » l’avais-je entendu argumenter. Piètre résultat ! De toute façon j’étais incomplète et même un peu fendue : tout au plus bonne pour les réserves d'un musée !  Il me remisa dans une armoire. Et là surprise, un troupeau de congénères y séjournait déjà !… Elles semblaient cependant bien jeunes et bien différentes de ma personne ! L’une d’elle était en tenue synthétique outrée et exhibait de nombreux trous de jeu, parfois obstrués par des sortes de bouchons. - « Le piercing c'est stylé, ces temps dansent ! » sonna-t-elle sur un mode bizarre, presque incompréhensible ! Autrefois je me la jouais tatouée, pensais je. Une autre aux courbes rondelettes me colla en aparté : - « Mes 2 tubes de jeu sont assemblés, ça a facilité ma facture ! »... - « Moi j’en ai 3 et autant d’anches ! » s'accorda une grandotte aux voix graves et harmonieuses tandis qu'une mélodie orientale transpreça : - « J'ai un trou de puce comme ma cousine Duda ». - « On m’a doté d’un soufflet et d’un camembert basse ! » bourdonna l'air sec ma voisine !?  Pour finir, un véritable personnage de science fiction clôtura cet échange futuriste en m'assonnant d’un timbre synthétique : -  «Je - suis - un - hybride - électronique - de - dernière - génération - et  - j'ai - été - imprimé - 3D - en - polymère - plastique » Un frisson me parcouru la panse ! Que s’était-il donc passé durant mon long sommeil ? Etait-ce donc là ma descendance… ?! Soudain, sortant d’un coin du buffet, un fantôme du passé vint titiller ma mémoire : - « Mais c’est moi ! » m'exclamai-je en me reconnaissant telle que j’étais dans ma prime jeunesse. Je crus ha-llu-ci-ner en détaillant celle que j’avais été un siècle auparavant. Une copie ? Comment pourrait-elle encore avoir du succès par ces temps nouveaux ? - « Il m’a faite d’après tes côtes, dotée d'une peau tannée à l'ancienne et anchée en roseau » me confia la jeunette. « Je n’ai certes pas ton expérience mais j’essaierai d’être digne de notre lignée. Et il est très amoureux de moi ! » susurrât-elle émue, avec un brin de fierté.
  • Boha : facture d'un pihet

    64 Boha : facture d'un pihet
    CLIQUER SUR UNE IMAGE POUR LANCER LE DIAPORAMA sur la facture d'une copie interprétation du pihet ancien de Jean-Germain Lestage
  • Boha : anches

    41 Boha : anches
    Ces quelques anches retrouvées sur des pihets anciens témoignent de factures variées : entièrement en roseau (1), en sureau (2) ou à lamelles rapportées sur support métallique (3)... Toutes mes bohas sont anchées en roseau du type "canne de Provence" (Arundo donax), que je récolte selon un strict protocole. Les anches roseau ont une sonorité plus douces que celles à lamelles rapportées ; riches en harmoniques, elles offrent à l'instrument un timbre d'une chaleur incomparable. Si elles sont entretenues à l'écart de l'humidité, en enlevant le pihet de la poche après le jeu notamment, on peut les conserver plusieurs années : celles de ma boha personnelle de 1978 à « 5 trous » en Sol, datent de 1982 ; parfaitement stabilisées, elles sonnent par exemple sur l'intégrale des 514 Chants populaires de la Grande Lande et me donnent encore à ce jour entière satisfaction. Je taille mes anches selon les modes "idioglotal" ou "lamelle rapportée" résumés sur ces diaporamas.
  • Boha-au-sac & bohaires anciens

    149 Boha-au-sac & bohaires anciens
    Voir aussi !es Copies de pihets anciens La plupart des textes contenus de ces dossiers ont pu être rédigés grâce aux recherches de Lothaire Mabru et de Jacques Baudoin. "Boha-au sac" (souffle dans le sac) nom des instruments anciens afin de les différencier des (néo)-Bohas (instruments revivalistes) actuels.
  • Alboka - Caremère

    10 Alboka - Caremère
    La Caremère de Gascogne ainsi que l'Alboka du Pays Basque sont des "cornemuses à bouche", proches de la Boha par leur organologie. Alboka en La (dorien) Tonalités des instruments Pour retrouver ce site sans pub cliquez sur ARCOLAN
  • Flûte à 3 trous : Flabutas & Galoubets

    38 Flûte à 3 trous : Flabutas & Galoubets
        Les pays du Sud sont riches de nombreuses variétés de flûtes à trois trous et à une main avec chacunes leurs histoires, organologies, accords et doigtés, parmis lesquelles : 1) La Flabuta de Gascogne (Chirula) : Flabuta en Ré : gamme Sol majeur              Flabuta en Ré : gamme La mineur               (existe en Ré > Sol/Do/Lam, en Do > Fa/Sib/Solm et en Si > Mi/La/Fa#m)     2) Le Galoubet de Provence : Galoubet "au ton de La" : gamme Sol majeur/Mi mineur   Galoubet "au ton d'Ut" : gamme Sib majeur/Sol mineur    (existe "au ton de" Sol, La, Si, Ut et Ré) Modèles : " Etude " : en bois dur, bouchon bois ; au son très doux "f". " Classique conservatoire " : en Palissandre de Madagascar, bouchon en genévrier cade ; au son doux  "f" "Classique folklore " : en Buis ou en Palissandre, bouchon en genévrier cade ; au son médium "ff". " Pastoral " : en Buis des Pyrénées, bouchon en cèdre rouge ; au son puissant "fff"   3) Le Flûtet médiéval : Flûtet en Ut : gamme Do majeur                       Flûtet en Ut : gamme La mineur                       (existe en Ut et en Ré)   Conseils et infos Pour retrouver ce site sans pub cliquez sur ARCOLAN
  • Flûte fabrication

    83 Flûte fabrication
    CLIQUER SUR UNE IMAGE POUR LANCER LE DIAPORAMA Sur la facture d'une flûte à 3 trous en bois de buis.
  • Flûte de Gascogne à 6 trous

    14 Flûte de Gascogne à 6 trous
    Librement interprétées d'après l'esthétique des flabutas traditionnelles de Gascogne, mes flûtes à bec à 6 trous couvrent des tonalités allant du Mi bémol soprano au Sol alto (tonalité de base doigté tout bouché). Conseils et recommandations d'entretien de la flûte
  • Fifre

    12 Fifre
      Le fifre est l'ancêtre de la flûte traversière piccolo. Très usité en Gascogne et particulièrement en Bazadais on en trouve de nombreuses variétés : en bois ou en roseau, à perce cylindrique ou conique, doigtés à 6 ou 7 trous de jeu. Traditionnellement en Mib ou en Ré, il en existe aussi de plus graves en Do ou en Sib. Flûte en Ré à 7 trous (fifre) Pour retrouver ce site sans pub cliquez sur ARCOLAN
  • Bansuri, Pifano : roseau, bambou

    9 Bansuri, Pifano : roseau, bambou
    Ces flûtes traversières : Fifre, Pifano, Bansuri, ou à bec (Whistle) de toutes tonalités sont fabriquées dans les meilleures cannes de bambou de l'Assam (Inde) ou de roseau de Provence (Arundo donax). Pour retrouver ce site sans pub cliquez sur ARCOLAN
  • Flûte PVC d'étude

    13 Flûte PVC d'étude
    Je fabrique ces flûtes d’études traversières : Fifre, Pifano, Bansuri, ou à bec (Whistle), Flabuta, Txistu poxpolin de toutes tonalités, avec le plus grand soin, dans des tubes PVC. Sans avoir le grain des matériaux nobles elles permettent de s’exercer tout en choisissant sa tonalité.   1) Flûtes droites à 6 trous (Whistle) ou traverso (Fifre, Pifano/Bansuri) ou à 8 trous (+pouce gauche +auriculaire droit).      a) Flûte tonalité au choix (non accordable) ou      b) Flûte Set accordable (1 sifflet + 4 corps de tonalités différentes). Il y a 3 sets  possibles : - Set soprano (Penny whistle) : Mib, Ré, Do, Sib (ou Si) - Set alto (Medium Low whistle) : Sib, La, Sol et Fa, - Set ténor (Low whistle) : Mi, Mib, Ré et Do (attention le tube Do grave nécessite de grandes mains)   2) Flûtes à 3 trous (à une main) : Il y a 4 doigtés au choix (Galoubet, Flabuta/Xirula, Flûtet médiéval/renaissance, Pito Andalou). Tonalité cohérente au choix selon doigté.   En écoute :  Flûte traversière PVC à 8 trous                               Flûte Low whistle PVC à bec 6 trous (4 corps)           Flûte Penny whistle PVC à bec 6 trous (4 corps)     Fifre 6 trous PVC (2 corps) en Do                          Flabuta à 3 trous PVC (2 corps) en Sol/Do               Boha d'étude (2 anches)                                        Galoubet bois "en ton de La" pour jouer en Sol etc.  Pour retrouver ce site sans pub cliquez sur ARCOLAN

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